IRONMAN France 2015 – 30 semaines pour l’éternité

Le 28 juin 2015, je participerai à l’IRONMAN France de Nice.

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Un projet spirituel qui me mènera du fin fond de la vallée de Chevreuse à la Promenade des Anglais pour une des épreuves les plus exigeantes au monde, physiquement et mentalement.

Cet article marque le début officiel de ma préparation de 30 semaines !

Petit rappel pour les néophytes, l’IRONMAN est la distance reine des triathlons et consiste à enchaîner 3,8 km de natation, 180,2 km de vélo puis 42,195 km de course à pied (un marathon quoi..). L’IRONMAN France se déroule à Nice depuis 2005. Cette année, on attend 2500 participants, plus de 50 nationalités représentées et plusieurs milliers de spectateurs.

Mon histoire avec le triathlon est simple. Un oncle un peu taré qui se lance dans le tri et réalise son premier IRONMAN à Barcelone, quelques rencontres (de nombreuses rencontres), un test sur la distance M en 2011, quelques courses (dont un marathon), puis un Longue Distance en 2014 à l’Alpes d’Huez (c’était déjà pas mal, 9h d’effort), et surtout l’édition 2014 de Nice que j’ai suivie en tant que supporter (pour supporter Pat, Armel, Pietro et pleins d’autres.

Parce que le départ de Nice, à 6h30 sur une mer lisse, avec 2500 triathlètes silencieux et concentrés, vous frappe le thorax. Tous ces hommes & femmes qui se dépassent et font preuve d’une détermination sans limite, c’est magique. Alors, je me suis inscrit. Moi aussi, je voulais vivre ce moment.

Mes amis Stéven et Sam m’ont ensuite rejoint en s’inscrivant à leur tour, car même si c’est un effort individuel, c’est une aventure qui se partage !

Comme le dit Alexandre Billard dans sa vidéo très inspirante « TRIATHLETE », « On est là pour prendre du plaisir, mais on est pas là par hasard ».

« I hated every minute of training, but I said, ‘Don’t quit. Suffer now and live the rest of your life as a champion.' » Muhammad Ali 

Ma vision de la préparation ?

Être suffisamment entrainé pour profiter de toute la course le jour J. J’ai jamais été ultra fan des plans hyper rigoureux, mais bon, il faut bien s’y mettre. J’ai donc choisi un programme de 30 semaines préparé par Guy Hemmerlin, coach et fondateur du site Endurance Training Concept.

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Cette préparation se divise en deux parties :

  • La « Préparation Générale »

16 semaines de foncier pour constituer un socle solide sur lequel asseoir la préparation. Cette première phase se divisant elle-même en trois parties : l’entraînement foncier, l’entraînement spécifique orienté, la récup post spécifique orientée.

Exemple (semaine 5) :

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  • La « Préparation spécifique IRONMAN »

14 semaines de préparation spécifique, incluant des semaines de récupération, un travail sur l’allure course, et une phase d’approche avec un affutage sur la dernière semaine. Les entraînements s’intensifient et on commencer à travailler sur les enchainements.

Exemple (semaine 23) :

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Lors de cette préparation, je souhaite également réaliser 2 stages de quelques jours avec un volume d’entrainement important, vraisemblablement à Nice, mais également dans le Sud-Ouest. Je participerai également à plusieurs courses en préparation, tel que le Half IRONMAN d’Aix en Provence.

Tout cela, c’est le plan. Je compte bien le suivre, mais qui sait comment mon corps réagira à 7-9 entraînements par semaine. Mon objectif est de ne pas me blesser d’ici là et surtout de prendre du plaisir avec mes partenair(e)s d’entraînement. Il va falloir être acharné car comme on dit… « Triathletes aren’t born, they’re made ! ».

https://instagram.com/p/pt4gghjujp Le triathlon n’est pas qu’un sport, c’est un mode de vie ! Je suis donc prêt à vivre triathlon pendant plus de 7 mois pour aller au bout de ce défi.

Et vous, quel sera votre défi pour 2015 ? 

Si vous souhaitez vous entraîner avec moi ou si je peux vous aider dans la réalisation de votre objectif, contactez moi.

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5 leçons après deux ans d’entrepreneuriat

« L’entrepreneuriat est un marathon sans ligne d’arrivée »

Il y a deux ans, je me suis lancé. Avec mes associés Thomas et Laurent, nous avons créé Jogg.in, le premier réseau social dédié à la course à pied. Aujourd’hui, nous aidons 35 000 coureurs à trouver des runners de leur niveau pour se motiver et courir plus régulièrement.

2 ans de rebondissements, de rencontres, et surement les 2 années les plus enrichissantes de ma vie.

Voici les 5 premières leçons que je tire de cette aventure.

1- L’enfer, ce n’est pas les autres

Lorsque j’étais encore au Lycée, j’ai étudié le livre de Pierre Dockès « L’Enfer, ce n’est pas les autres ». Il traite de la mondialisation et de ses aspects positifs à tous les niveaux de l’économie. Le titre m’avait marqué, et je le réutilise à ma sauce aujourd’hui.

Les jeunes entrepreneurs ont trop souvent tendance à s’enfermer dans leur idée et ne pas ouvrir leur projet vers l’extérieur. Grosse erreur ! Seuls, nous ne sommes rien. Il ne faut pas hésiter à partager ses idées avec son réseau proche et d’autres entrepreneurs.

L’entrepreneuriat est avant tout une aventure à partager à plusieurs : vos associés, vos amis, votre réseau. Avec leur aide, tout est possible.

« J’ai peur de me faire piquer l’idée »

NON ! La valeur de votre projet, ce n’est pas l’idée, mais votre capacité à la mettre en oeuvre.

Genius is 1% inspiration and 99% perspiration”
Thomas Edison

À moins d’avoir trouvé un procédé technologique totalement nouveau et revendable à la NASA à 50 M€, ne perdez jamais une occasion de picher votre concept : un bar, un ascenseur, le metro … cela vous permettra de tester votre idée et de bénéficier de retours de potentiels clients, ou de personnes totalement extérieures au projet.

Partager notre projet de réseau social de course à pied avec tout notre réseau et des acteurs du secteur a été un vrai plus. Merci aux Alert.Us, ZeGive, Adise Up, et tous nos amis entrepreneurs qui ont été de bon conseil, et nous ont fait changé totalement de concept ! Lors du lancement de notre site, nous avons même invité & rencontré Martin Gaffuri, alors fondateur d’une site concurrent ! (Martin a ensuite rejoint notre équipe).

2- Tout va changer, sauf…

Lorsque vous vous lancez dans l’entrepreneuriat, il faut séparer deux choses : votre vision et votre idée. 

La vision est un pilier fondamental de l’entrepreneur. Elle guide ses choix vers un objectif supérieur. Notre vision, par exemple, était de développer la pratique sportive grâce à l’émulation du groupe. Nous croyons en le potentiel du groupe pour transcender les coureurs et les motiver à courir régulièrement. C’est notre vision.

« Si j’écoutais ce que mon marché me disait, je n’aurais pas inventé la voiture mais des chevaux qui courent plus vite ».
Henry Ford

L’idée est la déclinaison pratique de votre vision, le concept même de votre projet entrepreneurial.

Autant que vous le sachiez, cette idée va changer, c’est inévitable. Votre connaissance limitée du marché, des concurrents, des fournisseurs, vous obligera à changer vos plans en permanence. Votre capacité à vous adapter et à adapter votre projet seront les déterminants de votre succès.

Vous devez donc accepter de tout changer, sauf votre vision ! Si les modifications, ou les pivots que vous réalisez vous permettent de mieux réaliser votre vision, vous êtes sur la bonne route.

Dans notre cas, nous avons pivoté 2 fois lors des 6 premiers mois de notre existence. Des pivots nécessaires suite à des rencontres et à un positionnement unique de notre projet. Nous ne le regrettons pas !

3- Rester optimiste

L’optimisme est synonyme d’entrepreneur ! Quoi qu’il se passe dans votre projet, vous devez resté optimiste sur l’avenir, parce que personne ne le fera à votre place.

Vous rencontrerez de nombreux détracteurs qui ne croieront pas en votre projet, essaieront de vous mettre des bâtons dans les roue.. C’est en restant optimiste sur votre projet que vous profiterez de toutes les opportunités et transmettrez à vos équipes la passion !

« Business opportunities are like buses, there’s always another one coming. »  Richard Branson

Si un de vos deal ne se concrétise pas, ne paniquez pas, il y aura toujours d’autres opportunités à saisir.

4- Être acharné

Être entrepreneur, c’est aussi être acharné ! Croyez en votre projet et battez vous pour son succès. Il faut être prêt à mettre de côté un certain confort social pour dédier un majorité de son temps au développement.

Encore une fois, personne ne le fera pour vous. En tant que Startup, vous avez tout à prouver, la solution est donc simplement de travailler, travailler et encore travailler !

« If you’re not willing to work hard, let someone else do it. I’d rather be with someone who does a horrible job, but gives 110% than with someone who does a good job and gives 60%. » Will Smith

Vous n’arrivez pas à rencontrer les décideurs ? campez devant la boite. La porte d’entrée est fermée? forcez la porte de derrière !

Tellement d’anecdotes sympathique à ce sujet, des nuits blanches aux coups de poker pour rencontrer les bonnes personnes.

5- Vendre, Vendre, Vendre

Le succès d’une startup dépend en grande majorité de la capacité des fondateurs à se vendre et à vendre leur projet auprès des décideurs/clients. L’idée ne fait pas tout. Vous n’êtes jamais le premier à avoir eu l’idée, mais vous pouvez être le premier à le vendre à un client !

Il faut donc concentrer au maximum ses efforts sur le commercial afin de répandre le plus rapidement possible votre produit sur le marché. Vos clients satisfaits seront vos premiers ambassadeurs. Vendre, c’est donc également un investissement dans vos dépenses de communication (dans un sens..:)). « The rest is secondary » comme disait S. Jobs !

Le développement commercial de votre activité sera la clé pour agrandir l’équipe et investir… et oui, « Cash is King ». Je ne suis pas un grand fan de la gestion de trésorerie des petites entreprises, mais au niveau d’une startup, c’est très simple : pas d’argent, pas de développement. Il ne vous reste plus qu’à vendre, ou à lever des fonds, mais ça c’est une autre histoire.

Everybody has a product to sell—no matter whether you’re an employee, a founder, or an investor. It’s true even if your company consists of just you and your computer. Look around. If you don’t see any salespeople, you’re the salesperson.

De notre côté, nous sommes venus assez tardivement sur le marché B2B du sport en entreprise, et avons passé peu de temps en prospection. Une erreur que nous avons rapidement corrigée !


Bref.

Après 2 ans d’entrepreneuriat, presque 4500 heures de travail et 689 galères, quel kiff !

Avec toutes ces aventures, je resigne pour 2 ans.

Les 5 fruits essentiels des sportifs !

Quelque soit votre pratique sportive, bien manger est vital pour performer et progresser.

Au sein de votre alimentation, les fruits sont un rare cas où plus on en mange, mieux on se porte ! Pour les sportifs, les fruits sont vitaux pour 3 raisons :

  • Leur fort teneur en vitamines (C, E)
  • Les effet alcanisant qui lutte contre l’acidité (la base des courbatures) et favorisent la récupération
  • Leur effet coupe-faim : un apport nutritif important

Pour vous aider à les choisir, et bien les choisir, voici une sélection de 5 fruits à consommer sans modération :

  • La Banane

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La banane est le fruit de l’effort. Elle a une forte teneur énergétique et vous permet d’enmagaziner rapidement de l’énergie (90 kcal pour 100g). Elle doit être consommée après l’effort, et neutralisera les potentielles crampes. De plus, elle se digère très facilement !

  • Le Kiwi

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Son apport énergétique est assez faible, mais il vous donne une pêche d’enfer avec sa richesse en vitamine C et vitamine E. Contrairement aux sources habituelles de vitamine E, le kiwi n’est pas gras ! Parfait pour avoir un coup de boost avant un run au reveil. Il possède également des propriétés antioxydantes, ce qui vous protégera de certaines maladies pendant vos sorties d’hiver.

Vous pouvez également manger des Kiwis après vos activités physiques, car il favorise la récupération.

  • La Figue

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Souvent considérée à tort comme hyper méga calorique, la figue est correctement énergétique et contient une densité minérale importante : calcium, cuivre, fer, magnésium, tout ce qu’il faut pour favoriser le renforcement des os et la formation de globules rouges.

La figue est donc adaptée aux sports de puissance lorsque vous souhaitez prendre de la masse, ou lors de la récupération pour prendre de l’énergie. Séchée, la figue est plus calorique !

  • Le Raisin

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La raisin est un des aliments les plus énergétiques, en raison de sa teneur en sucres (glucose & fructose). Séché, il apporte presque 300 kcal pour 100g.

Ses propriétés alcanisantes réduiront également l’acidité pendant l’effort, en plus d’un effet anti-oxydant pour les raisins rouge. En outre, le raisin a une forte teneur en eau, ce qui lui donne une action diurétique et favorise l’élimination des déchets.

  • Le Cranberry

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Les cranberries, des baies cultivées essentiellement en Amérique du Nord, sont un atout majeur pour les sportifs puisque ce sont les fruits les plus riches en anti-oxydants ! Les anti-oxydants luttent contre le processus d’oxydation des tissus, qui est souvent accéléré lors d’un effort de longue durée. Ce fruit participe également à compenser les pertes de Zinc et Magnésium suite à une activité physique.

Les cranberries sont très peu caloriques et vous apporteront une deuxième jeunesse !


Le mardi 18 novembre, je co-animerai la conférence « L’Alimentation comme outil de performance ». Organisée au Campus Eiffel par La BIOTEAM, nous accueillerons Henri Joyeux, oncologue de renommée mondiale.

Pour vous inscrire > http://bit.ly/1u9QaNT

Par ailleurs, je recommande le dernier livre du Professeur Joyeux, « Changer d’Alimentation ».

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N’oubliez pas … vous êtes ce que vous mangez !

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5 raisons de faire du sport le matin

Depuis quelques mois, je m’attelle à la tache de faire du sport tous les jours, enfin presque. Courir, nager, rouler, du gainage, des tractions, du surf, etc. Un minimum de 45 minutes d’activité physique par jour m’oblige à organiser mon emploi du temps pour dégager quelques créneaux. J’ai tout essayé : à l’heure du déjeuner, en milieu d’après midi, entre deux réunions, pendant la nuit, au reveil … J’en suis venu à une conclusion : le mieux, c’est le matin.

Vous allez me dire.. «Oui, mais mon réveil ne sonne pas» ou «ma copine m’a kidnapé»… bref, plein de mauvaises raisons de rester dans votre lit alors que c’est à ce moment là que tout se passe !

Grand défi du jour, vous convaincre d’enfiler vos baskets plutôt que rester dans les bras de Morphée.

Voici mes 5 raisons de faire du sport le matin :

  • Pour garder une vie sociale

Et oui. Quelque soit la société dans laquelle vous vivez, l’apéro ne se déroule jamais entre 7h et 8h du mat. Vous pouvez refusez une fois, deux fois, mais l’excuse « Je dois aller courir » ne sera pas acceptée indéfiniment.

Faire du sport le soir, c’est bien, mais vous aurez toujours une bonne excuse pour annuler votre partie de tennis avec votre meilleure pote ou la piscine avec tata. C’est un des avantages de faire du sport quand tout le monde dort. Personne viendra vous faire ***** avec des rendez-vous ou autre fausse excuse.

Vous pourrez donc garder tous vos amis, sortir le soir (à condition de se lever le matin suivant !)

  • Pour être ultra-productif toute la journée

Selon les recherches du American Council on Exercice, les sportifs du matin sont toujours plus endurants et plus actifs pour le reste de la journée, puisque vous générez de la sérotonine, de la dopamine et des endorphines (croyez moi c’est top pour le sommeil, le bien-être et pour rester productif).

Si vous avez dejà couru jeun un matin, vous voyez bien ce que je veux dire (non ?). Faire du sport au reveil vous donne une pêche d’enfer. Bien sur, il ne faut pas faire 2h30 de sport entre 5h30 et 8h ; dans ce cas, vous tomberez de fatigue et ce n’est pas le but recherché.

45 minutes d’activité physique « tranquille », une bonne douche et un café, c’est vraiment la meilleure solution pour être à l’écoute toute la journée et bien dans sa peau.

  • Pour bruler des calories

Entre 6h et 8h, vous produisez du Cortisol, l’hormone du stress, qui ordonne à votre organisme de s’activer en boostant la dégradation des graisses, des sucres et des protéines. Faire du sport le matin est donc une solution idéale pour perdre du poids.

Au contraire, faire du sport le soir peut perturber votre cycle de sommeil en augmentant la température de votre corps et retarder votre phase d’endormissement !

  • Parce que p***** c’est beau

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Keep exploring. 🏃

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Faire du sport entre 6h30 et 7h30, c’est l’occasion de ressentir les premiers rayons du soleil, de fouler des rues encore endormies des excès de la veille … des instants spirituels qui vous apaisent et vous permettent de « vivre », tout simplement.

Vous pourrez découvrir à chaque session des endroits nouveaux, ou au contraire installer une routine avec vos partenaires sportifs. L’echauffement, la petite discussion, le café, bref, un reveil musculaire amélioré, et tout cela pour une heure de sommeil de moins.

  • Parce qu’après 30 jours, ça sera facile

Si tout va bien, les 4 premières raisons vous ont convaincu de faire du sport le matin.

Cependant, il reste un problème : se reveiller ! Je l’ai moi-même vécu, puisque quelques entraînements sont passés à la trappe après des soirées arrosées, ou juste un besoin de dormir (du moins, c’est ce que je pensais à ce moment là).

La règle des 30 jours, vous connaissez ? Après 30 jours, des processus mentaux font que votre corps s’habitue et cela devient bien plus simple de sauter du lit. Cela fonctionne pour la douche froide, pour les 100 pompes par jour, et quelque soit l’activité contraignante que vous souhaitez réaliser.

D’ailleurs je vous invite à visionner le TED Talk de Joel Runyon qui parle d’un concept unique : « The Cold Shower Therapy ».

Je suis conscient que ce sera difficile au départ. Le plus difficile n’est pas de courir ou de faire des abdos, mais d’enfiler vos chaussures. N’hésitez pas à manger un petit quelque chose, une barre ou un fruit avec un verre d’eau avant de partir si vous n’êtes pas habitué au sport à jeun.


Bref.

Pour être bien dans votre peau, continuer à boire du rosé avec vos amis, être efficace dans votre job et avoir des abdos d’acier, ouvrez l’application horloge de votre nouvel iPhone 6 et changez votre reveil avec une heure de moins ! au moins pour un test de quelques jours.

Ces 45 minutes d’activité physique 3-4 fois par semaine changeront votre quotidien, et vous serez au top de votre forme !

10 conseils pour vous différencier sur Linkedin

Linkedin est le leader des réseaux sociaux professionnels.

Il compte 187 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans plus de 200 pays. Un gigantesque réseau qui est désormais indispensable pour valoriser votre expertise et développer votre réseau, et pas uniquement lorsque vous recherchez un poste !

Je suis sur que vous avez déjà votre profil Linkedin et un profil à jour, mais attirez vous l’attention ?

Il y a quelques jours, J’ai relu le livre « Purple Cow » de Seth Godin, guru US du Marketing. Selon lui, pour qu’une marque suscite un intérêt, elle doit être « remarquable comme une vache pourpre dans un champ vert ». Or, vous êtes une marque ! Vous devez donc vous différencier pour être visible, devenir violet en somme.

Voici 10 conseils pour vous différentier sur Linkedin :

1. Your face is your brand

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On dit toujours de ne pas juger un livre sur sa couverture … pourtant, c’est ce que l’on fait tous ! Votre photo laissera une impression à votre visiteur, que vous le vouliez ou non, et fait partie de votre « Personal Branding ». Choisissez là avec précaution :

  • Souriez ; mais ne riez pas
  • Une tenue adaptée à votre secteur; la cravate n’est pas obligatoire..
  • Un fond pas trop obstrué; évitez les bières en arrière plan (pareil pour les bébés ou les chiens)
  • Une qualité optimale; les pixels = NON
  • Une photo récente de préférence ; photo du lycée interdite
2. Une baseline qui en jette

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Après votre photo, la baseline sera le deuxième élément observé. Elle doit définir votre domaine d’expertise et votre poste actuel. Utilisez un maximum de termes permettant aux autres membres du réseau de vous trouver facilement. Si vous êtes en recherche de poste, la baseline ne sera pas forcement l’endroit pour le mettre en avant. Privilégiez votre domaine d’expertise.

Exemples : Community Manager, Designer Web, Business Developer, CEO, etc.

3. Travaillez votre résumé

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Vous avez l’occasion de vous différencier en quelques mots. Répondez rapidement et simplement à ces trois questions :

– Qui êtes vous?
– Quels sont vos domaines d’expertise?
– Quels sont vos accomplissements? (n’hésitez pas à les illustrer avec des liens ou des fichiers)

Si vous êtes à la recherche d’un emploi, faites le savoir et laissez vos coordonnées directement.

N‘hésitez pas à ajouter une citation à la fin de votre résumé. Elle doit démontrer la cohérence de votre parcours et donner quelques pistes sur votre personnalité.

4. Votre profil n’est pas un CV

La tendance est de copier-coller son CV sur son profil Linkedin … surtout pas !

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L’idée est de trouver un fil conducteur à l’ensemble de vos expériences, en développant plus en profondeur les plus significatives. Vous pouvez ainsi ajouter des liens, développer des projets spécifiques sur lesquels vous avez travaillé, et solliciter des recommandations.

Soyez créatifs.

Afin de ressortir dans les recherches des recruteurs et des professionnels de votre secteur, utilisez un maximum de mots clés ! Linkedin est une gigantesque base de données. Pour émerger, il faut donc utiliser les bons termes, ce qui améliorera votre référencement sur le site.

5. Evitez l’autopromotion et favorisez la qualité du contenu

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Vous êtes ce que vous publiez. Afin d’animer votre profil et d’échanger avec vos cercles, n’hésitez pas à publier des articles et des actualités liés à vos expertises : articles de blogs, slideshares, vidéos etc. L’autopromotion aura un effet très négatif sur votre réputation.

Choisissez du contenu qui intéressera votre réseau, et commentez également les nouvelles de vos contacts. C’est le meilleur moyen de créer de l’intéraction.

6. Rejoignez des groupes

Rejoindre des groupes de votre secteur est une solution idéale pour effectuer une veille et élargir progressivement votre réseau. Avec 10-15 minutes par jour, vous aurez tout ce qu’il faut. Commentez les publications, participez, c’est un investissement qui améliorera votre influence sur le long terme.

7. Personnalisez vos messages d’ajout

Vous souhaitez ajouter une nouvelle personne à votre réseau ? Personnalisez la demande d’ajout. On a pas deux fois l’occasion de faire une bonne impression, surtout auprès de professionnels souvent sollicités. Voici un exemple :

Bonjour Pierre,
Je me permets de vous ajouter suite à notre rencontrer au salon x. 
Je suis à votre disposition pour échanger à nouveau sur les thèmes que nous avons abordé.
Cordialement,

8. La technique de l’intéressé intéressant

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Sur Linkedin, avec un compte gratuit, il est possible de connaître les 5 dernières personnes qui ont consulté votre profil. Une visite sur votre profil constitue une bonne raison d’envoyer une demande d’ajout.

Dans le sens inverse, ces visites sont une forme de « poke » pour attirer l’attention sur vous. En consultant le profil d’une personne de votre secteur, il y a de grandes chance qu’elle vienne visiter votre profil à son tour ; et si celui-ci est bien construit et « straight to the point »… qui sait ! C’est la technique de l’intéressé intéressant.

9. Utilisez le principe de réciprocité pour obtenir des recommandations 

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Les recommandations illustrent vos expériences professionnelles et vous crédibilisent dans votre domaine d’expertise. Pour en obtenir, utiliser le principe de réciprocité !

Mise en avant par Robert Cialdini dans son chef d’oeuvre « Influence: la psychologie de la persuasion », la règle de la réciprocité est un principe très simple : celui qui donne reçoit.

Il s’agit d’un altruisme réciproque. Le fait de donner à quelqu’un provoque un sentiment d’obligation qu’il est difficile d’éviter. Soyez sans pitié, et utilisez le même procédé sur Linkedin. Que ce soit via les recommandations classiques ou la recommandation de compétences, allez valider l’expertise de vos partenaires, ils vous rendront la pareille.

10. Personnalisez l’URL de votre profil

Linkedin offre la possibilité de personnaliser l’URL de votre profil, faites-le !

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Comme le disait Shakespear, « Nothing is so common as the desire to be remarkable », il y a donc de la concurrence.

Pour sortir du lot, soyez vous-même et impliquez vous.

Les 4 raisons de participer à votre 1er marathon en 2015

Vous qui avez commencé le running il y a quelques mois, ou quelques semaines.

Qui enfilez vos chaussures toutes les semaines pour retrouver vos potes ou déconnecter le temps de quelques foulées.

Vous n’êtes pas forcemment dingue de sport, mais appréciez ce moment avec la route, la forêt, ou le bord de mer.

Vous ressentez les frissons d’une accélération et le bonheur du premier kilomètre.

Mais quel sera la ligne d’arrivée ? votre ligne d’arrivée ?


J’ai participé à mon premier marathon le 6 avril 2014 à Paris. Cette expérience magique bouclée en 3h37 a été révélatrice, tant lors de la préparation que de la course. Malgré le succès de ces événements, trop peu de coureurs passent le pas et trop nombreux sont ceux qui s’interdisent le droit de se dépasser. Voici les 4 raisons pour prendre dès aujourd’hui un dossard pour votre 1er marathon.

1. Parce que vous le pouvez

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Terminer un marathon, c’est accessible pour TOUS LES COUREURS. Ce n’est pas une question de prédisposition ou de talent. Ce n’est qu’une question de préparation… et de volonté, que vous avez tous au fond de vous. Vous pouvez donc avoir confiance en vous !

« 42 km ??!  Impossible »

Il existe une grande appréhension sur la distance du marathon. Effectivement, c’est plus de 5 fois vos 8km du dimanche, 42 000 mètres à parcourir en courant, ce que vous n’avez encore jamais fait, et peut-être pas même la moitié. Mais ne vous méprenez pas, réaliser cette distance est possible et la préparation ne consistera pas en l’enchainement de sorties de 35-40 km. Il s’agira de préparer votre corps (et votre mental) à encaisser le coup. En 10-12 semaines et avec seulement 3 sorties par semaines, vous y arriverez.

« Je n’y connais rien »

Se lancer dans l’aventure d’un premier marathon, c’est sauter dans l’inconnu, certes, mais vous n’êtes pas seul. Nombreux sont passés par là avant vous et peuvent vous accompagner dans votre périple. Des programmes d’entraînements personnalisés & gratuits sont accessibles en ligne.

De plus, de nombreux bloggueurs seront là pour vous motiver, vous informer et vous aider lors de toute la préparation. J’en connais un certain nombre et il y en a pour tous les goûts. En voici quelques uns :

« Je n’ai pas le temps »

Courir un marathon, c’est avant tout se préparer pendant plus de 2 mois, à raison de 3 sorties par semaine. Quelque soit votre emploi du temps, il faudra faire des sacrifices pour trouver 4h par semaine pour courir (et encore je vois large).

On enlève 2 restos et une grasse mat, et on est bon non ?

N’oubliez, pas « l’important n’est pas la destination, mais le chemin ». Quelque soit votre objectif sur ce premier marathon, préparez vous correctement pour prendre un maximum de plaisir le jour J.

  • Pour courir solidaire

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Courir un marathon pour une cause est la meilleur moyen de donner du sens à vos foulées et vous donnera la motivation de terminer la course, pour eux. 1 coureur sur 10 est un coureur solidaire sur le marathon de Paris, et 100% sur le marathon de Londres !

En 2013 et 2014, mon associé Thomas a couru le marathon pour l’association ARSEP (avec son groupe Plus Rapide que la Sclérose).

  • La première année, ils ont récolté 2500 euros en quelques semaines.
  • La deuxième année, un groupe de 50 coureurs a participé à la course en portant une joelette avec Chantal (sa mère), atteinte de la maladie. Cela a permis de mettre en avant la SEP et de récolter des fonds à destination de la recherche. Une experience incroyable pour tout le groupe qui a tissé une relation particulière avec la cause.

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À vous de trouver une cause qui vous touche. L’éducation, la réinsertion, la santé ou même la protection des chats, de nombreuses associations ont besoin de vos jambes pour faire avancer la recherche et leur projet. Ensuite :

  • Créez un groupe et récoltez des fonds via une page de collecte ou vous expliquez votre projet
  • Portez le tee-shirt de l’association le jour de la course
  • Faites les buzz devant les caméras 🙂

Voici l’exemple exceptionnel de Vincent Oneil, qui court le marathon avec un costume de Rhinoceros et collecte des fonds pour l’association « Save the Rhino ».

  • Parce que la motivation, ça se trouve

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Vous avez peur de ne pas trouver la force pour sortir de votre canapé ?

3 entrainements par semaine sur une periode de 12 semaines, cela fait 36 sorties. Au total, vous réaliserez environ 500km et la motivation sera votre denrée rare pendant ces quelques semaines. Mais pas d’inquiétude, car la motivation, cette attitude positive qui vous booste à vous lever à 6h30 pour courir ou à rajouter 3km sur votre sortie longue, ça se trouve !

  • Jogg.in 

Je prêche pour ma paroisse !

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Jogg.in est un site grand public qui permet de trouver des coureurs de son niveau partout en France. Rejoignez ou organisez facilement des sessions de running en groupe, où vous profiterez de l’émulation.

Il y a environ 100 entraînements par semaine sur le site et dans 200 villes de France ! Cela vous permettra de rencontrer toujours de nouvelles personnes et de nouveaux quartiers, même lors de vos déplacements.

  • Les sessions Boost & Run75Crew (pour les parisiens)

Adidas & Nike vous propose également des entrainements hebdomadaires partout dans Paris. Parfait pour changer d’ambiance et récupérer d’une sortie un peu difficile.

  • Boost : un nouveau concept lancé par Adidas où 10 quartiers de Paris se regroupent toutes les semaines pour courir ensemble dans leurs QG : les Batignolles, Bir Hakeim, Odéon, Pigalle, Jaurès, les Abbesses, République, Bastille, Belleville et le Sentier.Suivez les hashtags #boostsentier #boostbastille etc. pour participer aux runs !

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  • Run75Crew : depuis 4 ans, Nike organise plusieurs entraînements par semaine dans la capitale, 6-8km encadrés par des coachs (Agence Infiniment Sport). Les groupes dépassent régulierement les 150 personnes et l’ambiance est toujours bonne.
    > Le mardi à 19h30 au Nike Store des Champs Elysées
    > Le jeudi à 19h30 au Nike store de Saint Michel

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  • Running Heroes

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Running Heroes est une startup qui a été lancée en 2014 par un ami, Boris Pourreau. Le principe est simple : récompenser les coureurs avec des bons de réductions.

Plus vous courez (avec une application de tracking), plus votre portefeuille grossit et vous accédez à des récompenses toujours plus folles : du materiel running, des dossards pour des courses, mais aussi des cadeaux qui dépassent la course à pied : réduction chez UBER, bon d’achat Sarenza etc.

Lors de vos 500km d’entrainement pour ce premier marathon, vous récuperez environ 3000 point sur Running Heroes. Découvrez toutes les récompenses possibles ICI !

  • Pour l’émotion

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Désormais que vous êtes convaincu de pouvoir le faire, pour vous et pour une association, laissez moi vous décrire mon marathon.

Lorsque je me suis aligné sur la ligne de départ cette année, j’avais déjà réalisé quelques courses, dont deux semi-marathons.

Les 21 premiers km sont passés très vite. Avec un rythme de 5 minutes/km, tout allait bien et je ne faisais que profiter du moment, un mélange d’excitation au sein des 42 000 concurrents et de peur pour la suite de la course. Courir dans la plus belle ville du monde, sous le soleil, quel pied.

Les choses se sont corsées pour moi au 34-35ème km, en entrant dans le bois de boulogne. Le public est moins présent sur la fin de course, quelques blessures ressortent, et bon, au bout de 3h, on en a un peu marre.

Je perds le groupe 3h30 et m’essoufle un peu, mais mon père me suit à vélo et cela me remotive. Kilomètre par kilomètre, je me suis approché de la ligne d’arrivée en tapant sur quelques épaules de coureurs mal en point.

Sur les deux derniers kilomètres, je pense déjà à mon prochain post sur Facebook/Twitter :)… Malgré les douleurs, j’arrive au bout et profite des 100 derniers mètres au maximum, sans accélerer.

En passant la ligne d’arrivée, je ne déroge pas à la règle : les larmes. De joie, de douleur, d’émotion. Sans comprendre ce qu’il se passe, je suis allongé au sol et ne peux plus m’arrêter de pleurer. Une émotion intangible, une fierté personnelle et un bonheur que l’on garde au fond de soi. Cette aventure de quelques mois m’a vraiment apporté beaucoup et tout le mondre devrait la vivre !

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Moving on #marathon

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If you want to run, run a mile. If you want to experience a different life, run a marathon. Emil Zatopek

Courir votre premier marathon, que vous aillez 20 au 55 ans, sera une magnifique aventure, et c’est pour ça que nous vivons. Comme le dit Emil Zatopek, grand coureur de fond Tchécoslovaque, c’est une expérience de vie. Cela dépasse la course à pied, et vous apportera bien plus qu’une médaille.

À vous de jouer !

Pour vous aider, voici une liste des 10 plus beaux marathons au monde. Autant lier l’utile à l’agréable non ?

La création d’une communauté, nouvelle question pour les marques de sport

En 2013, j’ai co-fondé le site Jogg.in, un réseau social dédié à la course à pied avec pour unique but la mise en relation et la motivation des coureurs. Presque un an après le lancement, 35 000 personnes utilisent Jogg.in pour courir régulièrement ou animer une communauté de coureurs. Nous travaillons notamment avec certaines marques (Mizuno, Adidas, Nike, Intersport) pour les aider à animer leur communauté de coureurs, ce qui m’amène au sujet de mon article.

Face à ces communautés de sportifs, le rôle des marques de sport est en pleine transformation. Autrefois simples équipementiers, puis passées par le mythe de l’hyper personnalisation, elles sont devenues de réels supports sociaux ayant un impact beaucoup plus global et transverse sur leur communauté. L’objectif ultime d’une création de valeur supérieure pousse les marques à aller au delà du produit pour faire vivre une réelle expérience émotionnelle et sociale à leurs clients. La création de communautés impliquées et fidèles est une réelle problématique qui peut décupler la visibilité de la marque, on parle alors de « Tribal Marketing ».

Les marques surfwear ont été précurseurs dans le domaine, en réussissant à fédérer à la fin des années 90 toute une génération (15-25 ans) autour de la « Board Culture », exteriorisée et materialisée par les produits Quicksilver, Oxbow, Ripcurl, Oneil etc. Le succès a été planétaire pour un groupe de marques, qui se sont totalement intégrées dans les vies cette génération. En 2001, groupe Quicksilver, leader mondial de l’outdoor, affichait un chiffre d’affaire de 621 millions de $ !

Pour une marque, le Marketing Tribal consiste à utiliser les comportements sociaux pour promouvoir un produit ou un service. C’est un procédé complexe car la marque doit appliquer un certain « Lacher Prise » sur ses actions. Une tribu / communauté, c’est avant tout 3 éléments :

  • Un sentiment d’appartenance fort
  • Un ensembles de rites et traditions
  • Une responsabilité morale vis-à-vis du groupe

La communauté surf, valorisée et subjuguée via les marques citées plus haut, répond à ces 3 critères :

  • Un sentiment d’appartenance fort qui est revendiqué. Une connexion particulière existe entre tous les membres.
  • Des pratiques sociales qui engendrent une cohérence dans le groupe : les règles du surf, le rapport à la mer (célébrations au large), fartage de la planche etc.
  • Un sens de l’entraide fortement développé et présent aux quatres coins du monde.
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Une célébration de la communauté surf suite au décès d’Andy Irons en 2010.

À l’heure du digital, les Tribus Post-Modernes sont de réels relais d’influence que les marques doivent appréhender. Voici un formidable TED Talk de Seth Godin, gourou du marketing, qui explique le pouvoir des communautés sur le monde.

 

Dans cet article, il s’agira d’identifier les 3 principaux impacts d’une communauté pour une marque de sport, puis nous dresserons une liste de 5 clés pour gérer efficacement une tribu. Nous utiliserons 3 exemples de marques qui ont su s’appuyer sur le Marketing Tribal pour se développer :

  • Nike & le Running

    Nike a créé le Run75Crew, un collectif qui se rassemble toute les semaines dans la capitale pour courir ensemble et se motiver. En 3 ans et 300 entraînements nocturnes, 50 000 personnes ont couru avec le Run75Crew, qui s’est également dupliqué à Lille.

  • CrossFit & le Fitness

    Ce programme de conditionnement physique, lancé par Reebok en France, fédère des milliers de pratiquant partout dans le monde au sein de leurs « CrossFit Box ».

  • GoPro & les Sports Extremes

    GoPro, leader mondial des caméras miniatures, gère une communauté de passionnés de sports extremes qui se rassemblent pour filmer et tenter des défis toujours plus immenses.

Voici les 3 impacts majeurs des communautés pour une marque :

  • Visibilité

Lors des entrainements Nike, les participants partagent presque automatiquement les photos/selfies sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram). La satisfaction sociale générée par la course implique ce besoin de partager et Nike est toujours présent sur les images, ce qui met en avant et valorise la marque. Les entraînements deviennent des rendez-vous hebdomadaires qui sont souvent des sujets de discussions sur twitter via le hashtag #run75crew ou #runcrew. En tant que concept marketing innovant, le RunCrew, et indirectement Nike, ont bénéficié d’une présence média très importante.

Pour la communauté CrossFit, Instagram et Twitter sont des supports essentiels pour partager des photos de leurs WoD (Workout of the Day) qui sont souvent réalisés en groupes. Le Hashtag #crossfit est utilisé en permanence et cela participe à l’extension de la portée de la marque qui doit également animer les membres de la Tribu Crossfit.

Enfin, GoPro bénéficie des rushs des ses clients qui partagent fièrement leurs images avec la marque. La firme californienne se sert ensuite librement pour créer des « Mix » littéralement adulés par les fans, alliant adrénaline et émotion. Cette communauté est une réelle opportunité pour GoPro qui profite d’images fortes, belles et utilisables à un moindre coût.

  • Fidélisation et Acquisition

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La création et l’animation d’une communauté affiliée à la marque permet d’abord l’acquisition de nouveaux adeptes. En effet, les ambassadeurs de chaque tribu sont des relais d’influence qui recommandent naturellement les produits de la marque, en tant qu’utilisateurs et membres actif. Cela permet également d’instaurer un lien emotionnel entre la marque et sa tribu, une fidélité affective en somme.

Si les membres du groupes vivent une expérience inoubliable, les nouveaux clients deviendront les meilleurs vendeurs. Les membres du Run75Crew sont avant tous des ambassadeurs des produits Nike, et il en va de même pour CrossFit et GoPro. Même si aucun contrat de les lie à la marque, le lien affectif créé les pousse à de s’impliquer pour la faire grandir.

Ces « supers users » peuvent avoir un impact significatif sur le chiffre d’affaires et faire la différence. Selon un Enquête Nielsen de 2012, 78% des consommateurs font confiance aux recommandations de leurs paires. Pour favoriser ces recommandations, la marque doit réellement s’impliquer envers sa communauté, sur le web et en dehors. Nous verrons ensuite comment identifier les cercles influents de la communauté et les impliquer.

  • Retours clients

La 3ème opportunité pour la marque se situe dans le « User Generated Content ». En effet, les communautés sont de formidables portes d’entrée pour connaître ses clients et l’évolution de besoins, sans intermédiaires.

Les tribus constituent des groupes pilotes pour de nouveaux produits qu’ils pourront valider ou critiquer facilement. Le « Customer Empowerment » que l’on observe donne du pouvoir à ceux-ci, et il est tout à fait normal de les intégrer aux processus de réflexion. Les RunCrews vont donc tester en exclusivité des nouveaux modèles, échanger avec les équipes Nike pour créer de supers produits adaptés aux besoins de tous les coureurs.

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Une session spécifique pour tester la nouvelle FLYKNIT LUNAR2.

L’opacité entre la marque et son marché s’estompe totalement pour créer une transprence totale. Les membres de la tribus CrossFit participent donc au développement de nouveaux programmes d’entraînements. Ces échanges sur les produits et l’amélioration permanente qui en découle décuple l’engagement des membres de la communauté et le lien affectif avec la marque.


Les marques doivent ainsi s’engager pour leur communauté afin de bénéficier gratuitement de visibilité et de contenu marketing, en travaillant également sur la fidélisation de leur base client. Cependant, ces objectifs de résultats ne vont pas de paire avec le développement inintéressé d’une tribu sportive. Les marques ont trop souvent tendance à adopter un discours marchand qui peut être rejeté par la communauté. Sans lien entre les valeurs de la marque, ses équipes et la tribu, le succès de l’opération est impossible.

Voici 4 conseils pour gérer efficacement votre communauté de sportifs :

1. Intervenez le moins possible

Le rôle de votre marque n’est pas de controler la communauté, mais au contraire de la servir et favoriser son développement. C’est le point crucial qui déterminera en grande partie le succès du marketing tribal. Il faut accepter un certain « Lacher Prise » et le fait qu’on ne puisse pas contrôler l’ensemble des actions de la tribus.

C’est en encourageant les membres et en leur donnant du pouvoir qu’ils s’approprieront la marque. Dans une interview, Mark Zuckerberg rappelait que « l’on ne crée pas une communauté. Les communautés existent déjà et elle font ce qu’elles veulent. ». La marque doit donc avoir un discours non marchand et se positionner de manière altruiste en laissant vivre la communauté.

Ainsi, GoPro ne contrôle pas les vidéo postées sur Youtube par l’ensemble de ses utilisateurs.

2. Investissez sur le long terme pour atteindre les « 1000 True fans »

Selon Kevin Kelly, chaque marque doit construire une tribu de 1000 fans, qui se définissent par des clients qui achèteront « absolument tout ce que vous produisez ». Ils seront vos relais exclusifs et vous devez maintenir un contact direct avec eux.

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La Théorie des « 1000 True Fans » par Kevin Kelly.

Impossible de les acheter avec des produits gratuits ou des opérations ponctuelles. La création de cette tribu peut uniquement se faire sur le long terme, avec une implication non-marchande régulière et positive.

Avant de s’engager auprès d’une communauté, ou de vouloir la constituer, la marque doit se demander ce qu’elle peut apporter à celle-ci, avant de vouloir lui vendre quelque chose. Du contenu exclusif et événementiel ? du materiel test ? une visibilité ? des guest stars ?

L’engagement de Nike pour le Run75Crew a été durable puisque l’aventure a commencé en 2009. Au départ, seulement quelques runners se déplaçaient pour les entraînements. Aujourd’hui, il sont plusieurs centaines à se déplacer pour des événements toujours plus uniques.

3. Identifier les super-ambassadeurs

L’implication des membres est souvent inégale. Au sein de la communauté, on peut distinguer les visiteurs, les contributeurs et les ambassadeurs. Identifiez les ambassadeurs pour les chouchouter, car ils créent environ 50% du contenu de la tribu ! Ils sont donc co-créateurs du contenu de la marque.

Ces ambassadeurs peuvent être vos interlocuteurs privilégiés au sein de la tribu et seront également garants du respect de certaines règles de vie au sein de la tribu. Vous pouvez également leur proposer de tester de manière individuelle certains produits, et les « sponsoriser » de manière informelle.

GoPro fournit a ainsi fourni la nouvelle GoPro 4 à certains de ses plus grands contributeurs à la fin du mois de septembre. Ils ont sauté sur l’occasion pour partager de nouvelles images et inspirer toute la tribu… génial non ?

4. Animez la communauté sur les réseaux sociaux mais pas seulement

Même si vous devez limiter les interventions de votre marque au sein de la communauté, l’animation reste importante ! Sur les réseaux sociaux et en dehors, vous devez aider la tribu à rayonner et à recruter de nouveaux adeptes.

La marque doit diffuser un contenu exclusif à sa communauté, tout en restant modeste et transparente. En se sentant privilégiés, les membres s’engageront plus facilement pour la diffusion des informations. Les réseaux sociaux sont une solution idéal pour communiquer avec toute la commuanuté > Twitter, Facebook, Pinterest, Tumblr etc. Il ne faut également pas hésiter à intéragir de manière individuelle avec les membres de la tribu pour renforcer les liens.

Cependant, rien ne remplace le contact humain ! C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à organiser des événements d’ampleur pour rassembler tous les fans, des visiteurs occasionnels aux ambassadeurs de toujours.

CrossFit organise depuis 2007 les CrossFit Games (un événement sponsorisé par Reebok), une gigantesque compétition de CrossFit ouverte à toute la communauté de pratiquants. Aux US, la marque a créé 13 divisions régionales, le reste du monde se découpant en 4 divisions. Cela permet de maximiser la visibilité de la marque, d’inspirer les pratiquants et les pousse à se rencontrer. Ils étaients 200 la première année, ils sont maintenant 210 000 partout dans le monde !

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Rich Froning Jr, qui a remporté les CrossFit Games en 2010, 2011, 2012 et 2014.

Nike a organisé des entraînements exceptionnels avec des personnalités pour préparer sa tribu à la course We Own The Night qui s’est déroulée le 8 juin 2014 : des sessions avec Cyril Lignac, Maria Sharapova, Rafael Nadal et beaucoup d’autres !


Les communautés sont donc des groupes sociaux difficiles à appréhender pour les marques. Le rôles de celles-ci évoluant vers une responsabilité plus sociétale, elles doivent apprendre à interagir avec les tribus de passionnés qui ont le pouvoir de devenir ambassadeurs, ou détracteurs de la marque. Les relations positives et humaines créée par Nike, GoPro et Crossfit avec leurs clients prouvent que créer une tribu engagée sans avoir un esprit de contrôle total est possible !

À vous de jouer.

« La communauté n’est pas une propriété, un plein, un territoire à défendre et à isoler de ceux qui n’en font pas partie. Elle est un vide, une dette, un don (tous sens de munus) à l’égard des autres et nous rappelle aussi, en même temps, à notre altérité constitutive d’avec nous-mêmes.» Roberto Esposito